Le prince Charles et Camilla visitent le Canada, pourtant hostile à 51% à la monarchie anglaise

Le Prince Charles et Camilla visitent le grand Nord
L'espoir d'un séjour à l'étranger sans heurts
Charles n'est pas aussi populaire que la Reine
Un déficit de popularité
Une visite particulièrement soignée
La tournée royale a débuté par les provinces de la côte atlantique
Des célébrités, rien de plus
Le Canada pourrait-il devenir une république ?
Une tache compliquée
Un changement qui prendrait des années
Difficile que les 10 provinces arrivent à se mettre d'accord
Les Premières nations du Canada devraient également accepter
Une mise à jour de la monnaie serait de mise
Les peuples autochtones pouvaient conserver des liens avec la monarchie britannique s'ils le souhaitent
Trudeau veut conserver les choses en l'état
Le Prince Charles et Camilla visitent le grand Nord

La semaine dernière, le prince Charles et Camilla, duchesse de Cornouailles, ont fait une tournée au Canada ; leur première visite au Canada depuis cinq ans. Sans surprise, la raison pour laquelle le prince n'a pas mis les pieds au Canada depuis si longtemps est principalement due à la pandémie mondiale.

L'espoir d'un séjour à l'étranger sans heurts

Après que le prince William et Kate, duchesse de Cambridge, aient eu une visite moins agréable que prévu lors de leur tournée des Caraïbes en début d'année, marquée par des protestations locales, la famille royale avait bon espoir que les choses se passent mieux au Canada.

Charles n'est pas aussi populaire que la Reine

Dans l'ensemble, la visite s'est bien déroulée, et Charles et Camilla ont reçu un accueil chaleureux (ou du moins tiède) à chaque étape de leur tournée canadienne. Cependant, les sondages suggèrent que le prince Charles n'est pas aussi populaire que la reine auprès des Canadiens.

Un déficit de popularité

En outre, même si le couple n'a pas été confronté à des manifestants, selon un sondage d'opinion Angus Reid réalisé en avril 2022, 51 % des Canadiens souhaitent abolir la monarchie, ce qui représente une forte hausse par rapport aux années précédentes. Il ne fait aucun doute que la famille royale n'est plus aussi aimée au Canada qu'elle ne l'était auparavant.

Une visite particulièrement soignée

L'absence de manifestants peut s'expliquer en partie par le fait que le gouvernement canadien a soigneusement orchestré la tournée royale - n'envoyant Charles et Camila que dans les provinces ou territoires où ils étaient les bienvenus, afin d'éviter tout embarras.

La tournée royale a débuté par les provinces de la côte atlantique

La tournée royale au Canada a débuté à Terre-Neuve-et-Labrador, une région du pays qui a longtemps été un bastion des monarchistes. Jamie Bradley, directeur pour la côte atlantique de l'organisation Citizens for a Canadian Republic, a déclaré à CBC News : "La reine Elizabeth est adorée. Et à juste titre".

"On peut aimer la famille royale. Ça ne veut pas dire qu'ils doivent 'gouverner' le Canada"

Cependant, Bradley a ensuite clarifié : "On peut aimer la reine. On peut aimer la famille royale. Ça ne veut pas dire qu'ils doivent 'gouverner' le Canada."

Des célébrités, rien de plus

Le sondage Angus Reid n'est pas le seul à montrer que la monarchie perd la faveur des Canadiens. Global News a réalisé un sondage Ipsos sur le sujet et a constaté que 66 % des personnes interrogées pensaient que "la reine et la famille royale ne devraient pas avoir de rôle officiel dans la société canadienne." La majorité des Canadiens interrogés ont également déclaré qu'ils les considéraient comme des célébrités et rien de plus.

Le Canada pourrait-il devenir une république ?

Cependant, que se passerait-il si le Canada devait rejeter la Reine et, dans son sillage, Charles, comme chef d'État canadien ? Selon les experts, l'élimination de la monarchie au Canada serait un "processus compliqué".

Une tache compliquée

En fait, l'expert constitutionnel de l'Université de Waterloo, Emmett Macfarlane, a déclaré au National Post en 2021 que le Canada "a sans doute la constitution la plus difficile à modifier au monde."

Photo: RICHARD FOOT - http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/canadian-charter-of-rights-and-freedoms/, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=39341846

Un changement qui prendrait des années

Pour apporter un quelconque changement au rôle de la Reine ou de ses représentants au Canada, la Chambre des communes et le Sénat devraient se mettre d'accord à l'unanimité sur le sujet. En outre, chaque province ou territoire devrait modifier son assemblée législative pour changer la constitution, ce qui prendrait des années.

Difficile que les 10 provinces arrivent à se mettre d'accord

Dans une interview accordée à Global News Canada, Carolyn Harris, historienne et auteur, a déclaré : "En vertu de notre constitution, les dix provinces devraient s'entendre sur les changements à apporter à la fonction de la reine, et il est très difficile pour les dix provinces d'être sur la même longueur d'onde au même moment."

Les Premières nations du Canada devraient également accepter

En outre, les communautés indigènes du Canada devraient être consultées, car elles ont leurs propres traités avec la Couronne, ce qui rend le processus beaucoup plus compliqué.

Une mise à jour de la monnaie serait de mise

Néanmoins, l'abolition de la monarchie au Canada n'entraînerait pas beaucoup de changements fonctionnels au Canada, simplement parce que la reine n'a aucune autorité politique dans le pays.

Les peuples autochtones pouvaient conserver des liens avec la monarchie britannique s'ils le souhaitent

Melanie Newton, professeure agrégée d'histoire à l'Université de Toronto, a déclaré à Global News : "... le gouvernement fédéral pourrait devenir une république sans que les peuples autochtones aient nécessairement à renoncer à ces liens symboliques avec la monarchie britannique."

Trudeau veut conserver les choses en l'état

Selon le National Post, le Premier ministre canadien n'est pas favorable à l'abolition du rôle de la famille royale au Canada. En mars 2021, Trudeau s'est exprimé sur le sujet en déclarant : "Évidemment, je souhaite tout le bien possible à tous les membres de la famille royale".

"Je ne participe pas à ces conversations"

M. Trudeau a ensuite déclaré que les Canadiens peuvent débattre du rôle de la famille royale au Canada autant qu'ils le veulent, mais que lui-même ne souhaite pas discuter de ce sujet, affirmant : "Je ne participe pas à ces conversations."

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