COP 26 : les protestations des activistes en marge du sommet

La COP 26 a lieu en ce moment à Glasgow
Le sommet de la dernière chance
Un volontarisme affiché
De nombreux activistes en marge du sommet
Contre le greenwashing
La jeunesse dans la rue
Fridays for Future à la manœuvre
La justice climatique, maintenant
Justice sociale et justice climatique
Un
Le soutien de Barack Obama
Manque de transparence
Pour un investissement financier plus élevé
Une activiste a bu du pétrole
Un discours les pieds dans l'eau
Parodie de Squid Games
Des paroles aux actes ?
La COP 26 a lieu en ce moment à Glasgow

La Conférence de Glasgow de 2021 sur les changements climatiques, ou COP 26, réunit depuis le 1er novembre dernier pour deux semaines les décideurs politiques et économiques du monde entier, afin de trouver des solutions communes au problème du réchauffement climatique.

Le sommet de la dernière chance

Comme plusieurs des éditions précédentes, la COP 26 est présenté comme le "sommet de la dernière chance" pour préserver le climat. Ce fut notamment le cas de la COP 21 de 2015, qui a abouti à la signature des accords de Paris instaurant un plafond contraignant de la hausse des températures d'ici à la fin du siècle.

Un volontarisme affiché

Chefs d'État et de gouvernement, chefs d'entreprise, maires de grandes villes, dirigeants d'organisations internationales... tous les participants ont affiché un volontarisme important dans le but de trouver des solutions communes au changement climatique. Pour certains, cependant, leurs propositions ne sont pas à la hauteur.

De nombreux activistes en marge du sommet

De nombreux activistes se sont rendus à Glasgow pour protester contre l'inaction climatique. Une première manifestation a été organisée par le collectif Extinction Rebellion le 3 novembre, contre le "greenwashing" visant à redorer l'image écologique des États et des entreprises.

Contre le greenwashing

Selon la porte-parole de la branche écossaise d'Extinction Rebellion interrogée par France Info, la pratique du greenwashing "induit en erreur le public, lui fait croire qu'on agit." Le cortège de la manifestation s'est d'ailleurs arrêté devant les locaux de plusieurs entreprises accusées de greenwashing.

La jeunesse dans la rue

La cinquième journée du sommet, vendredi 5 novembre, était dédiée à la jeunesse. Des milliers de jeunes activistes pro-climat en ont profité pour manifester dans les rues de Glasgow, à quelques pas des bâtiments abritant les négociations internationales.

Fridays for Future à la manœuvre

L'appel à manifester avait été lancé par le mouvement Fridays for Future et plusieurs célèbres activistes, comme la suédoise Greta Thunberg et l'ougandaise Vanessa Nakate.

La justice climatique, maintenant

"Que veut-on ? - La justice climatique ! - Quand la veut-on ? Maintenant", scandaient les manifestants pendant le défilé du 5 novembre. Plus de 8000 personnes étaient présentes pour faire pression sur les négociateurs afin qu'ils adoptent des mesures fortes.

Justice sociale et justice climatique

Une dimension sociale s'ajoute à la revendication de justice climatique, car les pays les plus pauvres sont aussi les plus exposés aux aléas climatiques. Selon Regina, une Mexicaine âgée de 20 ans présente à Glasgow et interrogée par France Info, "les peuples indigènes meurent à cause de l'extractivisme" dans son pays.

Un "échec" pour Greta Thunberg

Greta Thunberg, la célèbre militante suédoise, a jugé sévèrement la conférence de Glasgow dans un discours prononcé sur place. Pour elle, la COP n'est pas une conférence en faveur du climat mais "le Grand festival de greenwashing du nord et Quinze jours de célébrations du business as usual et du blabla".

Le soutien de Barack Obama

Présent à la COP, l'ancien président des États-Unis Barack Obama a invité la jeunesse mondiale à "rester en colère", comme l'a rapporté la BBC. Reprochant aux dirigeants russes et chinois de ne pas s'être rendus à la COP, il estime que l'humanité est encore "loin d'être au niveau" pour faire face au défi climatique qui s'annonce.

Manque de transparence

Les jeunes militants ont par ailleurs critiqué le manque de transparence et les conflits d'intérêt du sommet, où environ 500 lobbyistes du secteur des énergies fossiles se sont rendus.

Pour un investissement financier plus élevé

L'activiste Vanessa Nakate a appelé les dirigeants internationaux à tenir leurs promesses concernant le financement de la lutte contre le réchauffement, notamment à destination des pays les plus vulnérables.

Une activiste a bu du pétrole

Lors d'une manifestation, une militante a bu du pétrole afin de dénoncer le recours intensif aux énergies fossiles.

Un discours les pieds dans l'eau

Autre image choc de ces deux semaines de COP, un Ministre de l'État de Tuvalu, dans le Pacifique, a prononcé son discours les pieds dans l'eau pour mettre en avant les dangers liés à la montée des eaux, qui menace particulièrement son pays.

Parodie de Squid Games

Certains manifestants ont par ailleurs parodié la série Netflix "Squid Games" en défilant avec des masques à l'effigie des principaux chefs d'État mondiaux, sous le slogan "Stop playing climate games".

Des paroles aux actes ?

On le voit, les activistes exercent une pression intense sur les dirigeants mondiaux en marge de la COP. Cela va-t-il contribuer à l'adoption de mesures fortes  ? Le bilan pourra en être fait dans quelques jours, lors de la clôture du sommet.

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