Présidentielles 2022 en France : Emmanuel Macron officiellement candidat à sa réélection

Un rendez-vous crucial
Emmanuel Macron en lice pour un second mandat
Relever les
Grand favori des sondages
Marine Le Pen en challengeuse ?
Valérie Pécresse en difficulté
Éric Zemmour marque le pas
Jean-Luc Mélenchon de nouveau candidat
Yannick Jadot en retrait
Anne Hidalgo en chute libre
Une candidature communiste
La candidature Taubira arrêtée net
Deux candidats d’extrême-gauche
Nicolas Dupont-Aignan toujours en lice
Un paysage bientôt éclairci
Une drôle de campagne
Un rendez-vous crucial

Ce mois d’avril, les Français seront appelés à élire le président de la République. Un rendez-vous crucial, compte tenu de l’importance du chef de l’État dans les institutions françaises. Après plusieurs semaines d'un faux suspense, Emmanuel Macron a finalement déclaré officiellement sa candidature début mars, tout comme la plupart de ses concurrents. Tour d’horizon des prétendantes et des prétendants.

Emmanuel Macron en lice pour un second mandat

Alors que sa candidature ne faisait aucun doute, l’actuel occupant de l’Élysée s'est déclaré officiellement dans une "lettre aux Français" diffusée dans la presse régionale seulement le jeudi 3 mars. Cette annonce est intervenue à seulement quelques semaines du premier tour, alors que la guerre fait rage entre la Russie et l'Ukraine et que la crise du Covid n'est pas encore entièrement résolue.

 

Relever les "défis du siècle"

Dans sa lettre, le chef de l'État a justifié sa candidature par sa volonté d'inventer "face aux défis du siècle, une réponse française et européenne singulière". "Je suis candidat pour défendre nos valeurs que les dérèglements du monde menacent. Je suis candidat pour continuer de préparer l'avenir de nos enfants et de nos petits-enfants", a-t-il ajouté.

Grand favori des sondages

Le quinquennat d'Emmanuel Macron a été marqué par une série de crises (Gilets jaunes, réforme des retraites, épidémie de Covid-19, guerre russo-ukrainienne), mais il reste populaire dans une partie de l’opinion. Les intentions de vote en sa faveur ont décollé à 29% selon un sondage BVA réalisé pour RTL et Orange : effet de l'annonce de sa candidature ou des tensions géopolitiques actuelles ?

Marine Le Pen en challengeuse ?

Malgré la concurrence d'Éric Zemmour sur sa droite et ses anciennes déclarations favorables à la Russie de Vladimir Poutine, la fille de Jean-Marie Le Pen est en mesure de faire face une seconde fois à Emmanuel Macron au second tour. Les derniers sondages la placent en deuxième position, avec 16% des intentions de vote.

Valérie Pécresse en difficulté

Candidate de la droite modérée, Valérie Pécresse traverse une période délicate, entre sa mauvaise performance en meeting et sa difficulté à imposer réellement ses thématiques dans la campagne. Les derniers sondages ne lui accordent plus que 13% des intentions de vote, mais elle reste proche de ses deux concurrents à droite dans la course à la qualification au second tour.

Éric Zemmour marque le pas

Après une percée médiatique et sondagière et la création de son parti Reconquête, le polémiste marque actuellement le pas. Ses anciennes déclarations admiratives à l'égard de Vladimir Poutine jouent très nettement en sa défaveur. Éric Zemmour est crédité actuellement de 13% des intentions de vote, à égalité avec Valérie Pécresse.

Jean-Luc Mélenchon de nouveau candidat

Après deux tentatives en 2012 et 2017, le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon se lance dans une troisième campagne présidentielle consécutive. Malgré l'érosion de son électorat par rapport au précédent scrutin et ses déclarations ambiguës sur la Russie, il est le seul candidat de gauche au-delà de la barre des 10%, avec 11,5% des intentions de vote.

Yannick Jadot en retrait

L’écologiste Yannick Jadot bénéficie d'une dynamique nettement moins favorable que Mélenchon, avec des intentions de vote en repli à 5,5%.

Anne Hidalgo en chute libre

Investie par le Parti socialiste, la maire de Paris Anne Hidalgo ne recueille plus que 2% des intentions de vote. Entre Emmanuel Macron et de nombreux concurrents à gauche, sa candidature est en position de grande faiblesse.

Une candidature communiste

Après s’être rallié à deux reprises à Jean-Luc Mélenchon, le Parti communiste s’est décidé cette fois à lancer dans la course son secrétaire national et député, Fabien Roussel. Le candidat bénéficie d'une image relativement bonne dans l'opinion et il est crédité en ce moment de 3,5% des intentions de vote.

La candidature Taubira arrêtée net

Victorieuse de la primaire populaire de la gauche et icône d'une partie de l'électorat, Christiane Taubira a finalement renoncé à se présenter après avoir déclaré sa candidature. L'ancienne ministre de la Justice a échoué à recueillir les 500 parrainages nécessaires.

Deux candidats d’extrême-gauche

Investis respectivement par Lutte ouvrière et le NPA, Nathalie Arthaud et Philippe Poutou se lancent tous les deux dans leur troisième campagne présidentielle, après celles de 2012 et de 2017.

Nicolas Dupont-Aignan toujours en lice

Ce sera également le cas de Nicolas Dupont-Aignan, le leader de Debout la France, qui participera de nouveau à la présidentielle après ses deux tentatives précédentes. Il surnage pour le moment à 2% des intentions de vote, soit moins de la moitié de son score de 2017.

Un paysage bientôt éclairci

La liste définitive des candidats sera connue très bientôt, la date-butoir pour les 500 signatures étant fixée au 4 mars. Le député Jean Lassalle a obtenu le nombre de signatures requis. Mais Philippe Poutou n'a pas encore atteint la barre des 500, tandis que le patron l’UPR François Asselineau, candidat en 2017, est plus en difficulté.

Une drôle de campagne

Entre la déclaration tardive d'Emmanuel Macron, l'incertitude sur la liste des candidats et la succession de crises qui secouent la France et l'Europe (Covid, guerre en Ukraine...), la campagne présidentielle de 2022 se déroule dans une atmosphère étrange. Les débats sur les grands sujets d'avenir (économie, environnement, santé, relations internationales) restent en suspens. Espérons que les dernières semaines permettront aux candidats de clarifier leurs positions !

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