Omicron : le nouveau variant du coronavirus jugé « terrifiant » par les scientifiques

Un nouveau variant aux mutations surprenantes
« Terrifiant »
Un dangereux coronavirus
« Une grave menace »
L’OMS est en train d’analyser le nouveau variant
Déjà présent sur d’autres continents
De premiers cas en France et au Canada
Fermeture des frontières
Des vols suspendus en urgence par l’Union européenne
Une réponse politique
Inquiétude à la Bourse
Trop tôt pour savoir
Johannesburg et Pretoria
Une ascension vertigineuse
Le virus a muté dans l’organisme de personnes séropositives
Une mutation explosive
Des jeunes non vaccinés
 Il ne reste plus qu’à attendre
Un nouveau variant aux mutations surprenantes

B.1.1.529 est un nouveau variant du Covid-19 découvert mi-novembre en Afrique du Sud, qui pourrait marquer un tournant dans le développement de la pandémie. Les scientifiques, les gouvernements et les marchés craignent que le grand nombre de mutations découvertes dans ce variant ne réduise à néant les progrès réalisés jusqu’ici et ne favorise la reprise de l’épidémie.

« Terrifiant »

Les scientifiques sont extrêmement inquiets. Selon le docteur Tom Peacock, virologue à l’Imperial College de Londres cité par The Guardian, le profil protéinique de ce variant, avec ses 32 mutations, est « terrifiant ».

Un dangereux coronavirus

Les protéines en pointe donnent au coronavirus son aspect caractéristique en forme de couronne. Les mutations de ces protéines ont une influence sur la manière dont le virus se propage et infecte les humains. Elles peuvent également nuire à l’efficacité du vaccin.

« Une grave menace »

Les autorités sud-africaines ont indiqué que le nombre de cas de Covid-19 est passé de moins de 100 à plus de 1 200 par jour, selon Al-Jazeera. Le ministre de la Santé, Joe Phaahla, a expliqué que le nouveau variant était à l’origine de cette remontée et qu’il représentait une « grave menace ».

L’OMS est en train d’analyser le nouveau variant

L’Organisation mondiale de la santé est entrée en contact avec des experts médicaux sud-africains pour en apprendre davantage sur le nouveau variant. À ce stade, celui-ci est classé parmi les « variants préoccupants » et il a été baptisé avec la lettre correspondante de l’alphabet grec : omicron. L’organisation a indiqué avoir besoin de quelques jours pour être en mesure de tirer des conclusions probantes.

Déjà présent sur d’autres continents

Les premiers cas ont été détectés au Botswana, puis dans l’Afrique du sud voisine, où les cas les plus nombreux ont été constatés, avant que le variant n’atterrisse à Hong-Kong et en Israël. Un cas a également été évoqué en Belgique. Et d’autres sont en train d’être examinés. Dans un monde aussi globalisé que le nôtre, le virus se répand très vite.

De premiers cas en France et au Canada

Les autorités sanitaires s'attendent à ce que le variant surgisse dans de nombreuses régions du monde. En France, «huit cas possibles ont été repérés sur le territoire national», selon un communiqué du ministère de la Santé. Deux cas confirmés ont été détectés dans l'État de l'Ontario au Canada.

Fermeture des frontières

De nombreux États ont commencé à prendre des mesures pour limiter ou suspendre les voyages depuis cette région du monde. Le Royaume-Uni a immédiatement interdit les vols en provenance d’Afrique du sud, du Botswana, du Swaziland, du Lesotho, de Namibie et du Zimbabwe. L’Union européenne a également décidé d’opposer un veto aux vols venant d’Afrique australe.

Des vols suspendus en urgence par l’Union européenne

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a indiqué que l’Union a proposé un « frein d’urgence » coordonné pour suspendre tous les vols en provenance du sud de l’Afrique à destination des pays de l’UE. Des États comme l’Espagne ont d’ores et déjà suspendu leur trafic aérien pour les vols depuis cette région.

Une réponse politique

Les États prennent très au sérieux l'apparition de ce nouveau variant du Covid-19. Les ministres de la Santé des pays du G7 doivent se retrouver ce lundi à Londres pour évoquer la situation ensemble. Par ailleurs, le Japon va de nouveau interdire toute nouvelle entrée sur son territoire, quel que soit le pays d'origine, à partir du 30 novembre.

Inquiétude à la Bourse

Le monde de la finance a aussi été touché par l’irruption de ce nouveau variant. Le marché japonais des actions a plongé sous l'effet des restrictions de voyage, tandis que la valeur du rand sud-africain est tombée à son niveau le plus bas depuis un an.

Trop tôt pour savoir

« Nous allons avoir besoin de plusieurs semaines pour comprendre les effets de ce variant », a déclaré le docteur Maria Van Kerkhove, qui dirige l’équipe Covid-19 de l’OMS. Les scientifiques ne disposent pas encore d’un échantillon suffisant pour examiner de manière approfondie cette mutation nouvelle et singulière du virus.

Johannesburg et Pretoria

Les groupes de personnes contaminées par le nouveau variant se trouvent pour l’instant uniquement dans quelques-unes des plus grandes villes du pays, comme Johannesburg (sur la photo) et Pretoria. Les experts estiment cependant qu’il devrait se répandre bientôt dans le reste du pays.

Une ascension vertigineuse

Le docteur Tulio de Oliveria, directeur du Center for Epidemic Response and Innovation of South Africa, a indiqué que le B.1.1.529 devrait mettre moins de deux semaines avant de devenir la souche principale du virus en Afrique du sud.

Le virus a muté dans l’organisme de personnes séropositives

De nombreux scientifiques estiment que l’apparition du nouveau variant est liée à l’épidémie de Sida en Afrique du sud. Un adulte sur cinq y est séropositif et plus de 7,7 millions de personnes vivent avec cette maladie dans le pays. Sur la photo, on peut voir le vice-président sud-africain David Mabuza durant la journée mondiale du Sida à Johannesburg en 2020.

Une mutation explosive

« Compte tenu du grand nombre de mutations qu’il semble avoir rassemblées en une seule explosion, il est probable que le variant se soit développé dans l’organisme d’un individu immuno-déprimé à cause d’une infection chronique, par exemple chez une personne séropositive non traitée », a indiqué François Balloux, directeur du Genetics Institute de l’University College of London, dans un communiqué à destination du Science Media Center.

Des jeunes non vaccinés

Le New York Times a indiqué que le variant a été majoritairement détecté chez les jeunes en Afrique du sud, le groupe d’âge au taux de vaccination le plus faible. En effet, ce sont environ 75% des Sud-africains de 18 à 34 ans qui ne sont pas encore vaccinés contre le Covid-19.

Il ne reste plus qu’à attendre

Il reste tout à fait possible que ce variant ne survive pas longtemps. Cependant, compte tenu des spécificités de ses mutations et de la vitesse à laquelle il se répand, il ne reste plus qu’à maintenir et à respecter les mesures de précaution jusqu’à ce que les scientifiques en sachent plus.

 

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