Lutter pour survivre : la vie en Afghanistan un an après la prise de pouvoir des Talibans

La prise de Kaboul
Le régime des Talibans avait été renversé en 2001
L'effondrement économique
Des sanctions internationales
Insécurité alimentaire pour la moitié de la population
Des ventes d'enfants et de reins
Sécheresse et tremblement de terre
Recul des droits humains
Arrestations et détentions arbitraires, meurtres et torture
Une augmentation des mariages forcés
Les filles sont interdites d'école secondaire
Une énorme perte pour l'économie du pays
Restrictions pour les femmes sur leur lieu de travail
Les femmes doivent se couvrir le visage en public
Les femmes ont manifesté malgré les menaces
Elles ne peuvent pas voyager loin sans un
Cette ordonnance empêche les femmes de fuir les violences conjugales
Les Afghans LGBTQ persécutés
Les médias indépendants sont menacés
Une plaque tournante pour les terroristes ?
Les responsables du renseignement américain sont inquiets
Des camps d'entraînement pour terroristes
La prise de Kaboul

Les Talibans ont surpris le monde entier lorsqu'ils ont pris Kaboul le 15 août 2021, n'opposant que peu ou pas de résistance aux forces de l'ancien président Ashraf Ghani.

Le régime des Talibans avait été renversé en 2001

Le groupe extrémiste a finalement réussi à revenir au pouvoir, bien que les États-Unis aient renversé son régime lors d'une invasion militaire en 2001, à la suite des attentats contre le World Trade Center.

L'effondrement économique

En mai 2021, les États-Unis ont retiré leurs troupes d'Afghanistan. Une guerre de 20 ans prenait fin, mais une autre crise la remplaçait : l'effondrement économique.

Des sanctions internationales

La crise économique a été provoquée par l'évaporation quasi instantanée de milliards de dollars d'aides étrangères, par des sanctions prises à l'encontre des dirigeants talibans et par le gel des réserves de devises étrangères de l'Afghanistan par les États-Unis.

Insécurité alimentaire pour la moitié de la population

Selon les Nations unies, environ la moitié de la population totale du pays, soit 18 millions de personnes, est confrontée à une insécurité alimentaire. Près de 4 millions d'enfants souffriraient de malnutrition aiguë à l'heure actuelle.

Des ventes d'enfants et de reins

Au cours de l'hiver, des rapports officiels ont fait état de familles afghanes qui vendaient leurs enfants et leurs reins afin d'obtenir de l'argent pour survivre.

Sécheresse et tremblement de terre

Pour ne rien arranger, une terrible sécheresse et le puissant tremblement de terre qui a secoué le pays en juin, tuant plus de 1 100 Afghans, ont rapproché le pays d'une catastrophe humanitaire.

Recul des droits humains

Outre la détérioration de l'économie et de la santé de sa population, le retour du régime taliban a entraîné un recul des droits de l'Homme, en particulier pour les femmes et les filles.

Arrestations et détentions arbitraires, meurtres et torture

La mission des Nations unies en Afghanistan a publié un rapport détaillant les exécutions extrajudiciaires, la torture, les arrestations et les détentions arbitraires, ainsi que d'autres violations des libertés fondamentales commises par les Talibans, qui visent des groupes minoritaires comme les Hazaras, une population chiite.

Une augmentation des mariages forcés

Le rapport montre également qu'au fur et à mesure que les Talibans ont renforcé leur contrôle sur de vastes étendues de l'Afghanistan, le nombre de mariages forcés s'est multiplié.

Les filles sont interdites d'école secondaire

Les filles ont été interdites d'école secondaire, ce qui, selon un rapport de l'UNICEF, se traduit par une perte d'au moins 500 millions de dollars pour l'économie afghane au cours des 12 derniers mois.

Une énorme perte pour l'économie du pays

Le rapport de l'UNICEF note également que si les filles étaient en mesure de terminer leur éducation secondaire et de participer au marché du travail, elles apporteraient une contribution d'au moins 5,4 milliards de dollars à l'économie afghane.

Restrictions pour les femmes sur leur lieu de travail

Les femmes ont vu leur droit d'accéder au marché du travail et de participer à la vie publique considérablement réduit. Selon The Guardian, elles ont été exclues de la plupart des emplois publics ou ont vu leur salaire réduit. Elles ont également été invitées à rester à la maison et à "envoyer un homme faire leur travail".

Les femmes doivent se couvrir le visage en public

Les Talibans ont publié un décret le 7 mai 2022 selon lequel toutes les femmes afghanes ont l'obligation de se couvrir leur visage en public, ce qui signifie qu'elles doivent porter une burka. Le décret désigne les hommes de leur famille et les employeurs masculins comme responsables de l'application de la loi. Si leur visage est vu en public, ils seront condamnés à une amende, puis à une peine de prison.

Les femmes ont manifesté malgré les menaces

Dans la capitale, Kaboul, et dans certaines des villes les plus "libérales" selon les normes afghanes, les femmes ont protesté contre cette mesure, mais ont été confrontées aux Talibans, arrêtées et menacées, selon plusieurs médias.

Elles ne peuvent pas voyager loin sans un "tuteur" masculin

Une autre des mesures imposées par les Talibans, dans ce que les activistes appellent un "apartheid de genre", est le fait que les femmes ne sont pas autorisées à voyager sur de longues distances sans être accompagnées d'un tuteur masculin.

Cette ordonnance empêche les femmes de fuir les violences conjugales

Heather Barr, directrice associée de Human Rights Watch, a déclaré à l'agence de presse AFP que cet ordre "prive les femmes de la possibilité de se déplacer librement" et "de fuir si elles sont confrontées à la violence dans leur foyer".

Les Afghans LGBTQ persécutés

Les Afghans qui s'identifient comme LGBTQ ont été contraints de fuir le pays. Ceux qui sont restés sur place ont été électrocutés, torturés et, dans certains cas, assassinés, selon Foreign Policy.

Les médias indépendants sont menacés

Des données fournies par Reporters sans Frontières révèlent que 43 % des médias afghans ont été fermés au cours des trois derniers mois. Les Talibans ont imposé une censure stricte sur les programmes d'information, ainsi que sur les divertissements.

Une plaque tournante pour les terroristes ?

Le pays devient également une plaque tournante pour les groupes militants locaux et internationaux. L'assassinat récent du chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, à Kaboul, n'est qu'un exemple des liens entre les Talibans et les groupes djihadistes.

Les responsables du renseignement américain sont inquiets

Bien que l'Afghanistan ne se soit pas immédiatement transformé en un État défaillant à partir duquel des groupes terroristes peuvent lancer des attaques en toute impunité, les hauts responsables de la défense et des services de renseignement américains craignent de plus en plus que les groupes djihadistes ne développent leurs capacités au cours des prochains mois.

Des camps d'entraînement pour terroristes

Fin juin, le commandant du CENTCOM, le général Michael Kurilla, a affirmé que les États-Unis étaient en possession de renseignements confirmant que des groupes terroristes construisaient déjà des camps d'entraînement en Afghanistan...

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