L’économie mondiale en 2022 : vers une reprise ou une rechute ?

Un monde d’incertitudes
Le variant Omicron
Les progrès de la vaccination
Des dommages irrémédiables ?
Mesures exceptionnelles
Des dettes publiques massives
L’année de la normalisation ?
Des activités toujours freinées
Une hausse attendue de la demande
Dépendance
Pénuries
Le retour de l’inflation
La guerre économique entre les États-Unis et la Chine
L’essor des cryptomonnaies
Les suites de la COP 26
Une manière plus écologique de produire et de consommer ?
Un premier impôt mondial
Des secteurs d’avenir
Un horizon très ouvert
Un monde d’incertitudes

L’économie mondiale a connu sa récession la plus violente depuis plusieurs décennies en 2020, du fait des restrictions nécessitées par la pandémie de Covid-19. L’année 2021 a été marquée par un sursaut mécanique, mais aussi par l’apparition de nouvelles incertitudes. Alors, doit-on s’attendre à une année d’expansion ou de rechute ?

Le variant Omicron

La première inconnue sur la reprise de l’économie mondiale a un nom : Omicron. Le variant du coronavirus découvert fin 2021 en Afrique du sud semble moins agressif mais bien plus contagieux que les précédents. Le niveau de l’activité dans les prochains mois devrait être largement conditionné à l’évolution de la situation sanitaire.

Les progrès de la vaccination

Le développement de la vaccination contre le Covid-19 donne cependant l’espoir d’un reflux progressif de la pandémie. Une bonne nouvelle pour la vie économique comme pour les libertés individuelles.

Des dommages irrémédiables ?

Les politiques de confinement ont entraîné la fermeture ou le ralentissement de nombreuses branches depuis deux ans, comme le tourisme, la restauration, la culture, le sport, et de manière générale toutes les activités qui reposent sur l’accueil d’un public. Cette situation a conduit à l’exclusion de millions de personnes, tandis que les économies peinent à rattraper leur niveau d’avant la crise.

Mesures exceptionnelles

Pour faire face à cette baisse de la demande, les pouvoirs publics ont pris le relais. D’abord en soutenant les entreprises empêchées de mener leur activité. Ensuite à travers des plans de relance, comme celui adopté à l’été 2020 à l’échelle européenne ou les mesures décidées par Joe Biden à son arrivée à la Maison Blanche.

Des dettes publiques massives

Mais ces dépenses supplémentaires et les recettes fiscales perdues à cause des confinements ont augmenté massivement les dettes publiques. Désormais, les États ne disposent plus que d’une marge de manœuvre très réduite pour soutenir l’économie si la pandémie venait à se prolonger.

L’année de la normalisation ?

Cependant, l’année 2022 devrait être celle de la normalisation de la vie économique. La plupart des entreprises pourront probablement à nouveau exercer leur activité dans les conditions habituelles. Les mesures d’aide (crédits garantis par l’État, chômage partiel...) prendront alors fin. Mais l’économie, placée sous respiration artificielle depuis deux ans, pourra-t-elle supporter un tel choc ?

Des activités toujours freinées

Quoi qu'il en soit, les entreprises ne rêvent que d’un retour à la normale après deux ans d’interruption forcée. Va-t-on assister à un boom économique ? Les séquelles de la pandémie seront-elles durables ? Il est encore trop tôt pour le dire. Cependant, le contrôle du pass sanitaire dans les activités privées représente un frein supplémentaire.

Une hausse attendue de la demande

Un signe d’optimisme cependant : l’obligation de rester confiné chez soi a permis aux individus d’épargner énormément pendant la crise. Cette réserve devrait être dépensée dans les prochains mois et pourrait compenser en partie les pertes précédentes.

Dépendance

La pandémie a par ailleurs révélé ou déclenché des problèmes économiques spécifiques. L’absence de matériel en quantité suffisante (masques, gel hydroalcoolique, tests) pour faire face à l’urgence sanitaire dans de nombreux pays occidentaux a révélé leur dépendance pour disposer de certains produits. Cela a conduit à se poser la question de la relocalisation de certaines activités.

Pénuries

La période actuelle est par ailleurs marquée par des pénuries, notamment de semi-conducteurs. Cela a un impact négatif sur la production de nombreuses industries, notamment automobile. La limitation contrainte de l’offre pourrait tirer les prix vers le haut.

Le retour de l’inflation

Plus globalement, le début de la décennie voit le retour d’une inflation importante, par exemple sur les prix alimentaires. Les causes en sont les pénuries, donc, mais aussi les politiques massives de soutien menées par les banques centrales et la hausse des prix de l’énergie. Une difficulté supplémentaire pour le pouvoir d’achat et pour la reprise…

La guerre économique entre les États-Unis et la Chine

L’économie mondiale est de plus en plus polarisée autour de l’affrontement des deux superpuissances économiques que sont les États-Unis et la Chine. La guerre commerciale entre ces deux pays prend une dimension géopolitique qui fait craindre une nouvelle Guerre froide. Et quelle sera la place de l’Europe dans ce nouveau monde ?

L’essor des cryptomonnaies

Comme l’ensemble de l’économie, le système financier est en pleine mutation. Décriées à leurs débuts, les cryptomonnaies sont en plein essor et leur usage se popularise. Des entreprises comme Facebook souhaitent également lancer leur propre monnaie. La planète financière sera donc plus diversifiée dans les années à venir, mais aussi plus incertaine et sûrement plus instable.

Les suites de la COP 26

Mais la principale évolution qui attend l’économie mondiale dans les prochaines années concerne la lutte contre le réchauffement climatique. Réunis à la COP 26 au mois de novembre dernier, les dirigeants politiques et économiques internationaux ont adopté un ensemble de mesures en faveur du climat (comme la sortie progressive des énergies fossiles) qui vont transformer durablement de nombreuses branches.

Une manière plus écologique de produire et de consommer ?

Plus généralement, la pandémie a imposé durablement des pratiques plus respectueuses de l’environnement : tourisme local privilégiant le train au lieu du tourisme international de masse très polluant, diminution de l’usage de la voiture grâce au télétravail… Une part croissante de la population souhaite ralentir un rythme devenu fou et adopter un mode de vie plus conforme à l’urgence écologique.

Un premier impôt mondial

La mise en place d’un impôt minimal mondial sur les entreprises est également attendue. Il sera plus difficile pour les grandes multinationales d’échapper à l’impôt en mettant en concurrence les systèmes fiscaux des différents pays.

Des secteurs d’avenir

Enfin, la crise va avoir pour effet d’accélérer les mutations déjà à l’œuvre dans l’économie. Les prochaines années seront celles du développement des secteurs d’avenir, comme l’intelligence artificielle, les biotechnologies, mais aussi les activités liées à la préservation de l’environnement.

Un horizon très ouvert

Rechute et stagnation à cause de la crise du Covid, ou début d’une nouvelle ère ? Personne ne peut encore se prononcer à l’heure actuelle. La période qui s’ouvre est caractérisée par de nombreuses incertitudes, mais aussi par de nombreuses opportunités. Rendez-vous en fin d’année pour en faire le bilan.

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