Enfants et adolescents transgenres au Texas : les parents sur la sellette

Une vie compliquée, et plus dure encore aux États-Unis
Greg Abbott leur mène la vie dure
Abbott qualifie le traitement médical d’affirmation de genre de “maltraitance”
Une réalité médicale
Un besoin vital
Les faits prouvent qu’ils ont tort
De grandes institutions médicales américaines soutiennent ces traitements
Professeurs et médecins ont pour devoir de prévenir les autorités
Les thérapies hormonales sont suspendues
Où peuvent-ils se réfugier ?
Ils craignent les services de protection de l'enfance
Les transgenres en danger ?
Seront-ils à l’abri loin du Texas ?
Dix États interdisent aux transgenres d'intégrer les équipes d’athlétisme
Traitements suspendus et interdiction aux professeurs d’animer des discussions autour des sujets LGBTQ+
Neuf familles accusées au Texas
Déménager n'est pas toujours facile
Des lois qui s’opposent à la science ?
Les politiciens vont-ils trop loin ?
Une vie compliquée, et plus dure encore aux États-Unis

Grandir en tant qu'enfant ou adolescent transgenre aux États-Unis n'est pas facile. Les préoccupations qui assaillent ces jeunes gens au sujet de l'usage des toilettes appropriés, qui ne sont pas forcément ceux que l'école les autorise à utiliser, de l'admission dans des équipes de sport, séparés par genres, ou simplement du regard des autres, sont responsables d’un grand stress.

Greg Abbott leur mène la vie dure

C’est en février 2022 que le gouverneur du Texas et avocat général, Greg Abbott, rend la vie des mineurs transgenres et de leurs familles plus compliquée.

Abbott qualifie le traitement médical d’affirmation de genre de “maltraitance”

Dans une lettre adressée à l'État du Texas plus tôt cette année, le gouverneur Greg Abbott affirme que soumettre les jeunes à un traitement médical d’affirmation de genre constituerait une “maltraitance”, selon la loi de l'État.

Une réalité médicale

La dysphorie de genre est une pathologie médicale, causant un sentiment de gène ou de souffrance par rapport à son genre biologique, et se traite avec des thérapies d’affirmations du genre.

Un besoin vital

Cela peut aller de médicaments servant à bloquer une puberté qui serait incompatible avec le genre auquel s’identifie la personne souffrant de cette pathologie. Le traitement peut s’accompagner également d’une cure d’hormones durant l’adolescence, pour “affirmer” son genre, comme par exemple, de la testostérone ou de l’estradiol.

Les faits prouvent qu’ils ont tort

Si certains politiciens ou juristes qualifient ces traitements d’expérimentaux, les faits leur prouvent le contraire.

De grandes institutions médicales américaines soutiennent ces traitements

De grandes institutions américaines telles que l’American Academy of Pediatrics, l’American Medical Association et l’American Psychological Association, soutiennent ce genre de traitements.

Professeurs et médecins ont pour devoir de prévenir les autorités

Abbott déclarait également que tout professionnel de santé et professeur se verrait dans l’obligation légale de dénoncer au Texas Department of Family and Protective Services (Département des services familiaux et de protection du Texas) les parents dont l’enfant serait victime de ces traitements médicaux d’affirmation du genre.

Les thérapies hormonales sont suspendues

Peu de temps après l’annonce, le Texas Children's hospital (hôpital pour enfants) suspendait les traitements hormonaux à destination des enfants. Cependant, le département américain de la santé et des services sociaux a déclaré que le refus de soins aux jeunes transgenres était à la fois discriminatoire et illégal en vertu de la loi fédérale.

Où peuvent-ils se réfugier ?

De nombreuses familles avec un enfant transgenre envisagent de déménager dans un autre état pour permettre à leur enfant de poursuivre sa thérapie hormonale.

Ils craignent les services de protection de l'enfance

Les parents d’enfants transgenres craignent d’être accusés de maltraitance et même se voir retirer la garde de leur enfant.

Les transgenres en danger ?

L’ONG ACLU (Union américaine pour les libertés civiles) a alors intenté un procès au Texas pour empêcher la mise en œuvre de ce protocole. Un juge texan se serait aussi opposé à cela, en bloquant partiellement l'application de cette loi. Mais les médias semblent rapporter que les familles ne se sentent pas en sécurité pour autant.

Seront-ils à l’abri loin du Texas ?

Si certaines familles fuient l’État en quête d’un autre qui serait plus favorable à la transsexualité de leur enfant, ils devraient se renseigner avant de s’y installer : le Texas n’est pas le seul État à disposer de lois contre les thérapies hormonales pour les enfants.

Dix États interdisent aux transgenres d'intégrer les équipes d’athlétisme

Au cours de ces dix dernières années, le nombre de lois contre les transgenres a augmenté aux États-Unis. Rien qu’en 2021, dix états, dont le Texas, ont adopté une loi interdisant aux transgenres la participation aux compétitions d'athlétisme scolaires.

Traitements suspendus et interdiction aux professeurs d’animer des discussions autour des sujets LGBTQ+

La tendance semble se poursuivre en 2022. Des dizaines de projets de loi ont été proposés pour limiter l'accès des enfants transgenres aux traitements hormonaux et aux équipes sportives à l'école ou pour empêcher les enseignants de discuter des questions LGBTQ+ en classe dans l'Indiana, la Floride et l'Iowa par exemple.

Neuf familles accusées au Texas

Selon le Texas Tribune, des enquêtes ont été ouvertes sur neuf familles qui seraient suspectées d’administrer une thérapie d’affirmation du genre à leur enfant. Les enquêtes du Département des services familiaux et de protection incluent fouille du domicile, interrogatoire de la famille et parfois même des visites inattendues dans les écoles des enfants.

Déménager n'est pas toujours facile

Même si déménager n'est pas une option pour de nombreuses familles texanes en raison de restrictions économiques ou d'obligations familiales et professionnelles, divers autres États américains suivent l’exemple du Texas, et ne seraient plus des endroits accueillants pour les enfants transgenres.

Des lois qui s’opposent à la science ?

Alors que Forbes rapporte que 42 % des jeunes LGBTQ+ envisagent ou font des tentatives pour mettre fin à leurs jours, les lois refusant aux enfants et adolescents transgenres des thérapies pourraient les mettre en danger, s'opposant ainsi aux principes de la science médicale.

Les politiciens vont-ils trop loin ?

Ces lois s’opposent également à la norme de l'Association médicale américaine, selon laquelle les politiciens ne doivent jamais empiéter sur les décisions de soins personnels qui "favorisent le développement de l'enfant à court et à long terme, et tiennent compte de la nécessité de préserver la possibilité pour l'enfant de faire des choix de vie importants de manière autonome à l'avenir".

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