Mariage polémique de la Princesse Mako et Kei Komuro : qui sont les «Meghan et Harry» du Japon ?

Ils se sont dit oui
Une princesse controversée
Une rencontre sur les bancs de l’école
Qui est Kei Komuro ?
Avocat au barreau de New York
L'annonce des fiançailles en 2017
Une règle qui ne s’applique qu’aux femmes
Sa tante avait elle aussi renoncé à ses titres
Une ombre au tableau
D'un litige privé à une affaire médiatique
Un mariage repoussé
Deux ans plus tard, la princesse sort du silence
Un contexte particulier
Une date enfin annoncée
Pas de cérémonie en grande pompe pour la princesse
Une rupture totale avec les traditions japonaises
Un syndrome de stress post-traumatique
Un retour devant les caméras
Une fuite «à l'anglaise»
Ils se sont dit oui

C'est fait ! Le 26 octobre 2021, la princesse Mako du Japon a épousé Kei Komuro. Un mariage qui devrait être fêté comme un événement heureux, mais qui pourtant fait polémique au pays du Soleil Levant.

Une princesse controversée

Mako d’Akishino est membre de la famille impériale japonaise. Elle est la nièce de l’actuel Empereur du Japon Naruhito, et fille du prince héritier Fumihito. Mais la princesse royale de 29 ans a choisi de renoncer à son titre, par amour.

Une rencontre sur les bancs de l’école

En 2012, la Princesse Mako rencontre son futur mari à l’International Christian University de Tokyo. Elle y étudie alors les Arts et les Sciences. Kei Komuro, lui aussi étudiant, et la princesse se seraient connus grâce à un ami en commun.

Qui est Kei Komuro ?

Peu d‘informations circulent sur la vie de Kei Komuro, qui reste très discret. On sait néanmoins qu’il est le fils d'une employée de Yokohama, au Japon, et que son père est décédé lorsqu'il était très jeune. C'est donc un roturier qui s'apprête à épouser la jeune princesse japonaise.

Avocat au barreau de New York

Kei Komuro a quitté le Japon en août 2018 pour finir ses études de droit à New York. L’homme de 30 ans travaille aujourd’hui dans un cabinet d’avocats à Manhattan.

L'annonce des fiançailles en 2017

Après plusieurs années d’une relation discrète, la Princesse Mako et Kei Komuro ont annoncé en septembre 2017 leurs fiançailles. Une nouvelle très bien accueillie au début par tout le pays, malgré le fait que la Princesse doive renoncer à ses titres en épousant un homme qui ne descend pas d’une famille royale.

Une règle qui ne s’applique qu’aux femmes

En effet, l'article 12 de la maison impériale stipule qu'en épousant un roturier, les femmes de la famille renoncent à leurs titres royaux. Les hommes de la lignée impériale, en revanche, sont autorisés à se marier avec la femme de leur choix, qu'elle soit membre ou non de la dynastie, sans devoir renoncer à leurs privilèges.

Sa tante avait elle aussi renoncé à ses titres

Sayako Kurod, la tante de Mako, a elle aussi renoncé à ses titres royaux lorsqu’elle s'est mariée en 2005 avec un roturier. Elle était alors redevenue une citoyenne japonaise comme les autres, et avait dû quitter le palais familial.

Une ombre au tableau

Quelques mois après l'annonce des fiançailles, des médias japonais étalent au grand jour un différend financier qui existe dans la famille du fiancé. L'affaire prend une telle ampleur qu'elle fait basculer le conte de fées de la Princesse Mako et de Kei Komuro...

D'un litige privé à une affaire médiatique

Dans les années 1990, la mère de Kei Komuro aurait emprunté 4 millions de yens (soit 30 000€) à son ancien compagnon pour payer une partie des études de son fils. Selon les tabloids japonais, la somme n'aurait jamais été remboursée. Le jeune Kei est accusé de vouloir profiter de l'argent de sa promise. L'opinion publique va alors désapprouver le mariage; au Japon, il est très mal vu pour une princesse d'épouser un homme d'une famille endettée.

Un mariage repoussé

Prévu en novembre 2018, le mariage est alors repoussé à cause de cette affaire financière qui fait parler dans tout le pays. Les deux fiancés se font discrets; Kei Komuro part aux États-Unis pour finir ses études, et la Princesse poursuit sa carrière de chercheuse au musée de l'université chrétienne de Tokyo. Des rumeurs de rupture grandissent dans le pays...

Deux ans plus tard, la princesse sort du silence

Il faudra attendre le 13 novembre 2020 pour avoir des nouvelles du couple. À la demande de son père, la Princesse Mako déclare dans un communiqué que le mariage était toujours d'actualité. «Pour nous, le mariage est un choix nécessaire pour vivre et honorer nos cœurs», a-t-elle assuré.

Un contexte particulier

Elle ajoute : «Il est difficile de dire quoi que ce soit de concret concernant nos futurs plans et autres pour le moment.» ll faut dire que le contexte de pandémie de la COVID-19 n'aide pas à l'organisation du mariage.

Une date enfin annoncée

Le 1er octobre dernier, la date est tombée. L'Agence de la Maison Impériale (la Kunaichō) a annoncé dans un communiqué que le mariage aurait lieu le 26 octobre 2021. Quatre ans après l'annonce des fiançailles, le mariage a enfin été célébré, mais sans suivre les rites ancestraux, a précisé l'agence.

Pas de cérémonie en grande pompe pour la princesse

Le couple étant trop controversé, il n'a pas eu droit aux rites traditionnels qui sont normalement célébrés avant et pendant un mariage impérial dans l'archipel. Ainsi, les mariés n'ont pas suivi pas le Nosai-no-Gi, rite dans lequel les deux familles s'échangent des cadeaux, ni le Choken-no-Gi, marquant la rencontre officielle entre les mariés et l'empereur. La cérémonie a été discrète, célébrée en petit comité, et a été clôturée par une conférence de presse.

Une rupture totale avec les traditions japonaises

En signe de renoncement à ses titres, le jour même de son mariage la Princesse Mako a rendu son diadème. Un diadème qu'elle avait reçu pour ses vingt ans. Par principe, la princesse a décidé de refuser la dot de l’État s'élevant à 1,2 millions d'euros, en dédommagement de la perte de ses titres.

Un syndrome de stress post-traumatique

L'obsession des médias nippons pour son mariage aurait conduit la Princesse à développer des symptômes de stress post-traumatique. C'est en tout cas le diagnostic annoncé par le palais impérial. Le désamour du peuple japonais à son encontre pourrait être aussi l'une des raisons du mal-être de Mako : «leur mariage n'est pas loué par beaucoup de gens» a reconnu le palais.

Un retour devant les caméras

Pour la première fois depuis près de trois ans, Kei Komuro est revenu au Japon à la fin du mois de septembre. Il était attendu à l'aéroport Nanta de Tokyo par de nombreuses caméras, devant lesquelles il s'est incliné solennellement en arrivant. Mais c'est un détail d'ordre capillaire qui a scandalisé les japonais : ses cheveux attachés en queue de cheval.

Une fuite «à l'anglaise»

Le couple va maintenant s'installer aux États-Unis, loin des polémiques. Un choix qui rappelle celui de Harry et Meghan, qui avaient eux aussi choisi de fuir la Couronne britannique.

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