En veux-tu, en voilà
Une déformation de
Passer à la casserole
Connaissez-vous l’origine de ces expressions françaises ?
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En veux-tu, en voilà

La langue française regorge d’expressions, elle en possède même à "tire-larigot", dira-t-on. Mais en connaissez vous l’origine et le vrai sens ?

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"Chaud lapin"

On dit d’un homme que c’est un "chaud lapin", quand il est particulièrement porté sur les plaisirs charnels, qu’il court les jupons ou que c’est un cavaleur. Pour trouver l’origine de cette expression, il ne faut pas chercher bien loin, quand on sait que les lapins ont une activité s***lle aussi fréquente qu’intense. D’autant que la période de gestation d’une lapine ne dure que 31 jours et que 24 heures après avoir mis bas, elle peut de nouveau être fécondée. Et les mâles ne s’en privent pas. Dans les clapiers, on manque donc souvent de place. Alors on fait souvent mijoter des civets - de lapin chaud -, ce qui est le signe d’une bonne activité reproductive entre les petites bêtes…

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Une déformation de "chaud de la pince"

Selon plusieurs sources, l'origine première de cette expression vient de l’ancien Français. “Lapin” se disait "connil" ou "connin", tiré du latin "cuniculus". On le retrouve dans le mot qui désigne l’élevage des lapins ; la "cuniculture". On utilise le mot "lapin" à partir du XVIᵉ siècle, mais ce dernier désignait aussi un “écolier dépravé”. "Chaud lapin" serait en fait la déformation de l’expression "chaud de la pince", -assez imagé -. Le lapin s’est substitué à la "pince".

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"Le jeu en vaut la chandelle"

Au XVIᵉ siècle, les salles de jeux étaient éclairées à la chandelle, objet onéreux et luxueux en ce temps. Il fallait donc laisser un peu d’argent pour le dédommagement - une sorte d’EDF de l’époque -. Si l’on gagnait au jeu, alors le jeu en valait - le prix de - la chandelle.

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"C’est là que le bât blesse"

Le bât se rapporte à l'appareillage que l’on pose sur le dos des bêtes de somme, - ânes, mulets ou chevaux - et qui permet de transporter de lourdes charges. L’expression apparaît au XVᵉ siècle. Quand le bât était mal fixé ou trop chargé, les bêtes souffraient ou étaient blessées. On utilise donc aujourd’hui cette expression pour dire que l’on a trouvé la cause d’une souffrance, en général psychologique, ou le point sensible d’une personne.

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"Compter pour des prunes"

Lors de la seconde croisade, au XIIᵉ siècle, les chrétiens assiègent Damas, capitale de la Syrie. Mais les habitants de la ville se défendent si bien que les troupes chrétiennes sont obligées de se retirer. La ville est connue pour sa production de prunes : les chrétiens n’ont qu’elles pour seule consolation et ce sera la seule chose qu’ils rapportent de cette croisade. D’où l’origine de l’expression. "Tout ça pour ça", en somme.

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"Être un cordon bleu"

Au XVIe siècle, le "cordon bleu" est un chevalier de l’ordre du Saint-Esprit, qui représente la plus haute distinction, équivalent aujourd’hui à la Légion d’honneur. Créés par Henri III, ceux qui en bénéficiaient portaient la croix de Malte accrochée à un ruban bleu. Aujourd'hui, on l’utilise pour parler d’un cuisinier considéré comme le plus doué dans ce domaine.

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"Découvrir le pot aux roses"

Quand on "découvre le pot aux roses", on découvre un secret ou une supercherie. Au Moyen-âge, le "pot aux roses" était la petite boîte dans laquelle les femmes rangeaient leurs parfums, le rose en général, avec lequel elles se fardaient. Cette petite boîte cachait aussi souvent les petits mots doux secrets de leurs amants et que leurs maris auraient pu découvrir…

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"Courir sur le haricot"

Quelqu’un qui nous court sur le haricot nous énerve au plus haut point. On ne parle pas ici du légume, mais de l’orteil ! Au XVIᵉ, on se sert du mot “courir” à la place du mot "importuner". "Courir sur le haricot" veut donc dire “marcher sur les pieds”, ou "casser les pieds".

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"En faire tout un fromage"

On en "fait tout un fromage" quand on donne trop d’importance à une chose qui n’en a pas tant que ça. Cette expression rappelle le processus de fabrication du fromage. Pour en faire, on prend du lait, dont on va modifier la composition pour en faire un tout autre aliment : le fromage. Une chose très simple, - le lait -, devient ainsi une chose plus compliquée : du fromage.

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"Poser un lapin"

Poser un lapin n’est pas très poli, puisqu'il s’agit du fait de ne pas se présenter à un rendez-vous. Au XIXᵉ siècle, "poser" quelqu’un veut dire le faire attendre. Quant au lapin, il désignait le fait de refuser de payer lors d’une relation charnelle tarifée. Mises bout à bout, les deux expressions veulent dire que l’on fait attendre quelqu’un qui n’aura aucun dédommagement.

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"Tomber dans les pommes"

Quand on tombe dans les pommes, on s'évanouit. On compte deux versions pour l’origine de cette expression. La première serait une transformation du verbe de vœux français, "pâmer" ou "tomber en pâmoison", ou tomber dans les pommes. La seconde origine viendrait de l’auteure George Sand, qui dans ses livres écrit "être dans les pommes cuites" pour signifier une grande fatigue.

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"À tire-larigot"

Cette expression, qui signifie "en trop grande quantité", apparaît dès la fin du XVᵉ siècle. Elle mélange le verbe “tirer”, sortir un liquide de son contenant et du nom "larigot", une sorte de petite flûte. À l’époque, on associait cette expression plutôt au fait de boire en trop grande quantité : "boire à tire larigot", disait-on d’un bon buveur, qui faisait sortir le vin des bouteilles, comme on fait sortir le son de l’instrument.

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Passer à la casserole

Selon Molière, "passer" signifie surmonter une épreuve désagréable ou difficile. Par exemple, on “passe le bac”, ou "de vie à trépas". Mais on tue aussi les animaux avant de les "passer à la casserole", d’où le premier sens de cette expression : mourir. L’autre signification de cette proposition est bien plus argotique, grivoise, voire vulgaire. Une casserole sert à faire "sauter" les aliments. Donc, quand une femme a une relation se****elle, consentie ou non, on dit qu’elle est "passée à la casserole"… On compare donc ici la femme à une volaille en somme. Bof, bof, on vous l’accorde.

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"Amuser la galerie"

Le mot "galerie" vient du latin "galeria" : "porche d'église". Au Moyen-âge, les porches d'église accueillaient notamment des scènes de représentations théâtrales, dont les danses macabres - style artistique, dans lequel apparaissent des personnages déguisés en squelette et représentant la mort. Ils accompagnaient des vivants sur leur tombe et ils dansaient tous ensemble -. Les porches d’églises accueillaient aussi des spectacles de ménestrels et des pièces qui se moquaient des nobles et des bourgeois. On pouvait donc se "distraire" devant la galerie. Et à force de transformation linguistique, c’est aujourd’hui la galerie que l’on amuse.

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"À bon entendeur, salut !"

L’expression fait référence à une personne qui a bien compris ce qui lui a été dit. Comme il a déjà été prévenu, il doit faire attention. Au XVIIᵉ siècle, "entendre" veut dire "comprendre". Quant à "salut", cela signifie plutôt "se soustraire à un danger". C’est donc une expression qui met en grade l’interlocuteur. Elle est souvent utilisée dans le jargon militaire.

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"Battre à la chamade"

Notre cœur bat à la chamade quand nous sommes face à une émotion trop intense. L’expression tient, là aussi, ses origines dans le domaine militaire. Quand on souhaitait se rendre ou s'entretenir avec ses ennemis, le signal était donné par un tambour ou une trompette : on battait la chamade. Mais le bruit des tirs couvrait souvent le son de ce signal, causant des pertes humaines inutiles. C’est pour cette raison que le drapeau blanc, qui signifie une trêve, a été ajouté à ce son. Donc, notre "cœur qui bat à la chamade" est une référence à la sensation que devaient ressentir les soldats qui s'approchaient de leurs ennemis pour tenter des négociations.

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